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 Superstitions et autres .... (le 28/10/2007 à 00h42)

Superstitions, magie, quimbois

 

La vie antillaise est marquée par de nombreuses superstitions, héritées de croyances d'origine africaine, européenne et amérindienne.

Pour éviter des problèmes, pour éviter le malheur, les disputes, etc., certains gestes seront bannis et on évitera d'utiliser certains objets.

Ainsi, on ne mettra jamais un chapeau sur un lit, on n'ouvrira pas de parapluie à l'intérieur d'une maison (connu aussi en europe), il ne faudra jamais mettre de couverts en croix.

Liés à ces croyances superstitieuses, des rituels se sont mis en place : Le 31 décembre, on pourra prendre un bain démarré pour supprimer les mauvais sorts ; le 1er janvier, il vaut mieux qu'une femme ne mette pas de robe bleue, car elle verrait la misère toute l'année (la misère n'est pas noire chez nous mais bleue!).

Il peut arriver que vous rencontriez sur votre chemin des quimbois, ou sortilèges sous forme d'objets ou d'animaux divers : des paquets d'herbes ou de légumes disposés en forme de croix devant une église ou un bâtiment public, un crapaud avec la bouche fermée par u cadenas, un cercueil miniature peint en noir, ou bien même une simple cuillère retournée sur le sol. N'enjambez jamais un quimbois, car cela pourrait vous apporter des peines.

Quant aux zombis, sortes d'esprits et de fantômes à la fois, tout le monde en a rencontré, ou en rencontrera un jour ou l'autre. Dans le cas où vous rencontreriez une de ces créatures, la première chose à faire est de retourner son veston ou de tenir à l'envers le bas de sa robe. Attention aussi aux êtres surnaturels qui peuplent les campagnes et les nuits martiniquaises. Bêtes à man Hibè, les soucougnans, morphoisés, les dorlistes, etc.; enfin si vous croyez à tout cela... !!!

a suivre ....

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 Le carnaval (le 19/10/2007 à 17h07)

Image Photos Carnaval de Fort-de-France photo reportage en Martinique

dès début janvier vous pourrez apercevoir les premières parades et ce jusqu'au mercredi des cendres en février.

Le carnaval antillais est profondément ancré dans la culture créole du fait qu'il soit issu du mélange des 2 peuples fondateurs de la culture martiniquaise :

- De l'europe vient le calendrier et l'aspect religieux du carnaval ainsi que les moeurs du carnaval ( puisque déjà en place en europe)

- De l'afrique, les coutumes festives, les masques, les danses et les rythmes.

C'est de ce mélange que vient la magie et la beauté du carnaval en martinique.

La population y est profondémment attachée et c'est chaque année un vrai succès.

Image Carnet de voyage en Martinique récit de voyage au Carnaval

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 La banane... (le 19/10/2007 à 15h57)

C’est au dix-huitième siècle que la banane prend son essor dans les Antilles.

Ce sont plus de trois millions de bananiers qui sont ainsi recensés en Martinique à cette époque. Mais, en 1766, une tempête impressionnante ravage tous les plants.

Il faut donc attendre le début du 20ème siècle pour que la culture du bananier reprenne à nouveau en Martinique. Après la crise de la canne à sucre dans les années 60, qui occasionne notamment la fermeture de nombreuses distilleries, la banane devient vite la première richesse agricole de l’île.

 

Aujourd’hui, ce sont près de     300 000 tonnes qui sont exportées chaque année, principalement en Europe.

Si la qualité des fruits demeure le principal objectif des planteurs martiniquais, ces derniers ont également énormément investi sur l’amélioration des conditions de travail et sur la préservation de l’environnement.

Les techniques de culture et de récolte n’ont cessé de s’améliorer ces dernières années.

 

Technique :
 
- Le bananier est une herbe géante qui donne naissance à un seul régime.
- Après sa récolte, un rejet est sélectionné au pied du bananier.
- Ce rejet donne, 6 à 8 mois plus tard, une fleur.
- Celle-ci s'ouvre pour découvrir les jeunes bananes qui constituent le nouveau régime.
- Quelques jours après la sortie de la fleur, le régime se déploie.
 

- Le planteur marque alors cette naissance d'un fil de couleur, qui permet de déterminer la date de récolte, soit 90 jours après.

- Il faut deux hommes, un coupeur et un porteur, pour prélever le régime.

- Les bananes ainsi récoltées sont transportées sur un plateau rigide, ou dans certaines plantations, suspendues à un câble.

- Cette étape nécessite une attention particulière de la part des ouvriers agricoles, la banane étant un fruit très fragile.

 Les régimes sont ensuite acheminés à la station de conditionnement.
- Après le déchargement, on procède à l'épistillage puis au dépattage, opération qui consiste à séparer les bananes de la hampe centrale.
- Les fruits sont alors triés, calibrés, lavés et conditionnés.

il existe différents types de bananes et donc différentes façons de les consommer en fruit ou en guise de légume.

 

 

Visiter : musée de la banane à Sainte-marie

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 LES YOLES (le 19/10/2007 à 15h44)

Les premiers marins pêcheurs de la Martinique se servaient du gommier (embarcation tirée d’un tronc d’arbre du même nom qu’ils creusaient, taillaient …..). Cet arbre finit par s’épuiser dans nos forêts en même temps que le nombre de pêcheurs augmentait.

Ils se tournèrent alors vers les îles voisines (Sainte Lucie et Dominique) pour s’équiper. Cette solution n’arrangeait pas tout le monde et certains cherchèrent une solution de rechange….
Dans les années 40, un charpentier du François, réussit à concevoir une embarcation s’inspirant à la fois du gommier et de la yole européenne. A partir d’une ossature (étrave, étambot, courbes….on met les planches).

Image


La yole acquit ses lettres de noblesse et s’implanta sur la côte atlantique de Grand Rivière à Sainte Anne.

Les pêcheurs utilisaient principalement la voile pour revenir de leur lieu de travail à cette époque et se lançaient des défis : il s’agissait de ne pas arriver le dernier sinon ils perdaient le produit de leur pêche.

Plus tard des courses sauvages furent organisées le Dimanche.

L’engouement du public fut tel que des courses furent programmées lors des fêtes patronales, principalement dans les communes du François, Robert et Vauclin sous l’impulsion de mécènes.

Ce succès amena des hommes « visionnaires » à créer en 1972, l’association regroupant les deux embarcations de voiles traditionnelles « Société des Yoles et des Gommiers de la Martinique ».

En 1984, chacune de ces embarcations traditionnelles prit son autonomie et c’est ainsi que naquit l’association « Société des Yoles Rondes de la Martinique ».

Le temps fort des manifestations est le Tour de la Martinique, évènement majeur et incontournable par sa dimension sportive, son attrait touristique, ses répercussions médiatiques et son implication culturelle. Le Tour est fédérateur, et comme le disent certains, la Yole Ronde est le ciment de notre peuple.

Au fil des décennies, notre embarcation est devenue une véritable œuvre d’art, unique au monde par sa conception. Les martiniquais conscients de cette richesse se déplacent massivement pour suivre les exploits de nos coursiers, particulièrement pendant le Tour. Cette semaine est un moment de communion intense d’émotions où tous les regards sont tournés vers l’horizon et nos voiles déployées.


(A voir en août)

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 L'esclavagisme en martinique (le 18/10/2007 à 22h14)

Avant 1635 :

Pierre Belain d'EsnambucColonisation par les Français. L’esclavage est aboli sur la terre de France. Pierre Belain d’Esnambuc (wiki), ancien corsaire normand est envoyé dans les colonies par la compagnie des Iles d’Amérique dont un des principaux actionnaires était le Cardinal de Richelieu (wiki).

Richelieu est l’un des pères fondateurs de la colonisation française.

1635 :

Colonisation de la Martinique par d’Esnambuc.

1639 :

La compagnie autorise l’importation d’engagés (wiki) (les travailleurs français qui s’engageaient pour 36 mois) d’une part et des esclaves achetés sur les côtes d’Afrique d’autre part.

Le tabac est fabriqué en Martinique et nécessite donc peu de main d’œuvre faite essentiellement du concessionnaire (celui à qui on a donné le terrain sous forme de concession) et des engagés. Au bout de 36 mois, les engagés demandaient à leur tour une concession.

 

1640 :

La compagnie a des difficultés et vend l’île à Dyel Duparquet, un seigneur normand. Les Indiens caraïbes sont les alliés de Duparquet. Un édit du Roi interdit leur mise en esclavage pour des raisons stratégiques.

A l’époque, très peu d’esclaves sont sur les plantations martiniquaises. (environ quelques dizaines).

1645 :

EsclavesDes colons Juifs Hollandais, expulsés du nord-est Brésilien par les Portugais, passent en Martinique où ils apportent les secrets de fabrication du sucre.

La culture de la canne à sucre remplace celle du tabac aux Antilles et fait la fortune de la Martinique au XVIIIe siècle. Avec les premières techniques de distillation du jus de canne, améliorées par le Père Labat (wiki) dès 1694, s’ouvre l’ère de l’alcool.

 

Les premières sucreries sont montées en Martinique, les capitaux sont fournis par les marchands des différents ports de France et de la région parisienne.

L'ile de GoréeOn se rend compte rapidement que la main d’œuvre engagée est insuffisante pour permettre le développement de la production sucrière. Les négociants et capitaines des navires poussent donc à l’utilisation d’esclaves.

 

La traite (wiki) régulière s’organise d’abord avec les Hollandais puis ensuite avec les Français qui montent la compagnie du Sénégal. Celle-ci obtient les primes du Roi de France (Louis XIV) pour chaque tête d’esclave introduite en Martinique.

L’île de Gorée (wiki), au large de Dakar, sera l’un des lieux de concentration de la traite française qui part du Havre, de Nantes (wiki), de la Rochelle …

La pacotille est échangée contre des esclaves aux trafiquants de la côte des esclaves (du Sénégal jusqu’au Nigeria actuel).

1685 :

Colbert, ministre de louis XIV, synthétise dans un texte sous le nom de "code noir " l’ensemble des instructions concernant les esclaves dans les colonies.

 

Port de Nantes

 

1685-1717 :

La Martinique se couvre de sucreries. L’île est revenue dans le domaine Royal.Il faut environ entre 2 et 3 esclaves par hectares plantés en canne. La Martinique a plus d’esclaves que de colons. L’un des problèmes auxquel est confronté le système esclavagiste est double : d’une part il existe une résistance des esclaves sous toutes ses formes (révoltes, empoisonnement, suicide…) et d’autre part le problème de l’équilibre du ratio entre les hommes et les femmes pour permettre la naissance d’esclaves. Il faut donc importer des femmes. Le statut des enfants suit le sort de la mère : un enfant né d’une mère esclave et d’un père libre deviendra esclave.

 

1715 :

Plus de 1400 expéditions régulières partent de Nantes.

 

1717 :

Révolte des blancs appelée " Gaoulé (wiki) " contre le gouverneur et l’intendant qui sont renvoyés au régent. Le port de Nantes va être autorisé à s’occuper du trafic de traite des esclaves.

1787-1788 :

La Martinique sert de point de passage du ravitaillement en armes des insurgents américains contre les Anglais. Rochambeau (wiki), qui a commandé aux USA, est envoyé comme gouverneur de la Martinique au début de la révolution.

 

1789-1790 :

Les Anglais essayent d’occuper l’île et Rochambeau mobilise les milices pour résister et incorpore des esclaves dans ses troupes en leur promettant la liberté s’ils se comportent comme des soldats. On appelera ces esclaves sous la restauration après 1818 "les libertés Rochambeau" et parfois "libres de fait" ou "libres de Savane".

L'Abbé GrégoireComme pendant la révolution il est impossible d’exporter les sucres vers la France en pleine guerre révolutionnaire et d’importer la nourriture nécessaire en particulier aux esclaves, ces derniers doivent se débrouiller eux-mêmes pour planter ce qu’ils vont manger. La pression des maîtres sur eux diminue.

 

1793 : Révolution française.

A la suite des pressions organisées par la société des amis des noirs et d’humanistes comme l’Abbé Grégoire (wiki), la convention proclame l’abolition de l’esclavage.

La Martinique ne reconnaîtra pas l’abolition contrairement à la Guadeloupe car le groupe de colons mené par Dubucq va être occupé par les Anglais.

Janvier 1794 :

Les républicains acceptent de faire appliquer plus franchement la loi égalitaire votée en mars 1792 par la législative. La majorité des libres de couleur change de camp, pendant que leurs anciens alliés négocient la remise de l’île à l’Angleterre. Après la capitulation de mars 1794, les défenseurs de la République sont déportés par les anglais.

 

L’abolition de l'esclavage, votée par la Convention le 4 février 1794, est restée sans effet à la Martinique du fait qu’elle appartienne aux anglais. C’est la différence avec la Guadeloupe où l’esclavage a été aboli au temps de Victor Hugues, commissaire de la République. L’esclavage y sera rétabli le 19 mai 1802 sous le règne de Napoléon 1er.

1814-1830 :

La majorité des Blancs estime que seuls un régime inégalitaire ignorant la séparation des pouvoirs et le système représentatif permettront la survie de la colonie. Lors de la rédaction de la Charte de 1814, ils obtiennent le rétablissement provisoire des institutions de l’Ancien Régime. Sans précipitation, les gouvernements de la Restauration s’efforceront d’amener les colons à accepter le droit commun.

 

1822-1826 :

La dégradation de la situation économique liée à la taxation des sucres à l’entrée en France, puis au début de l’industrie betteravière, entraîne des résistances. En même temps, hommes libres de couleur et esclaves sont suspectés de tendances séparatistes. On prétend que l’usage du poison ferait partie de leurs arguments.

Au mois d’octobre, des demi-libres se révoltent au Carbet. Les accusations de subversion portées en décembre 1823 contre Bissette, un cadre de couleur, et les déportations massives opérées en 1824 pour décourager les velléités de réformes égalitaires du gouvernement, n’empêchent pas le système représentatif de réapparaître en 1826, sous forme d’un Conseil général, élu par une très petite minorité. Cependant, deux ans après, la réforme judiciaire échoue.

1830-1846 :

Moulin à vapeurLe sucre perd un tiers de sa valeur pendant que l’amélioration du sort des esclaves exige des dépenses croissantes.

Dans les habitations, le remplacement de la houe par la charrue allège le travail. Les premiers moulins à vapeur n’amènent pas de changements.

 

1830-1833 :

Les libres accèdent à tous les emplois et deviennent électeurs et éligibles. L’enseignement primaire se développe. Néanmoins, l’égalité reste limitée.

La préparation des élections au Conseil colonial qui remplace le Conseil général développe l’agitation. En décembre 1833, dans la paroisse de Grand’Anse (aujourd’hui le Lorrain) où, de plus, les planteurs ont refusé la nomination d’un officier de milice de couleur, une révolte, soutenue par la ville de Marigot, entraîne la dissolution de la milice. L’amélioration du sort des l’esclaves est liée à une reprise démographique qui compense l’arrêt de la traite. Elle annihile en partie les efforts de l’Etat qui, après 26 000 affranchissements, n’a vraiment réussi à régler que le sort des libres de fait, personnes affranchies dont la liberté n’était pas reconnue par l’administration.

 

1845 :

La première usine, celle de John Thorp, est créée et engendre de nouveaux rapports de forces en réduisant les habitations des alentours au rôle de fournisseur de cannes. En contrepartie, celles-ci n’ont plus besoin du travail de nuit et leurs revenus augmentent. Mais le besoin d’une main d’œuvre, que l’usine ne pourra trouver facilement que lorsque chacun pourra offrir son travail librement, contribue à faire admettre le remplacement de l’esclave par l’ouvrier.

1848 :

En février, la révolution est accueillie avec soulagement. Le décret d’émancipation est signé à Paris le 27 avril. Il ne sera connu que le 3 juin. En avril, le décret du 4 mars créant la Commission d’émancipation fait parler d’émancipation de droit, car "nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves".

 

Loin de poursuivre les marrons (wiki), les maîtres expulsent les fortes têtes. Des ateliers en grève réclament case, jardin et salaire comme attributs de la liberté.Victor Schoelcher

 

Victor Schoelcher (wiki), secrétaire d’Etat à la marine et aux colonies, est un homme très important à cette période. Il est l’ennemi juré de Bissette qui a refusé de le nommer à la Commission d’émancipation. Ses amis se mobilisent pour faire réparer cette injustice. Des émeutes s’en suivent.

 

22 mai 1848 :

Des capitalistes réclament l’émancipation immédiate. Les abolitionnistes, qui attendaient l’arrivée du polytechnicien de couleur Perrinon (wiki), reprennent cette solution à leur compte. La décision locale d’abolition, du 23 mai, permet aux Martiniquais de proclamer leur fierté d’avoir pris leurs affaires en main à un moment crucial.

 

Les émeutes du 22 mai ont provoqué la proclamation de l’émancipation onze jours avant l’arrivée du décret. Les nègres ont brisé leurs chaînes ("Nèg pété chenn").

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 La canne à sucre (le 18/10/2007 à 22h09)

 

La canne à sucre (Saccharum officinarum)

est une plante de la famille des graminées. Sans doute née dans le îles du pacifique, la canne a peu à peu été implanté en Asie puis dans toutes les régions tropicales du globe au gré des migrations humaines. Un succès qui en fait encore aujourd’hui le principal produit agricole de la planète. Ce grand roseau dont la hauteur peut aller jusqu’à 6 mètres a en effet très tôt intéressé les cultivateurs pour sa capacité à emmagasiner dans sa tige la saccharose (sucre) par photosynthèse. Le taux de sucre contenu dans la canne peut ainsi atteindre les 15%. Une fois récoltée puis broyée dans de grands moulins, la canne donne un liquide (Vesou) que l’on transformera en sucre après cristallisation, ou en rhum après distillation.

 

La canne a en effet bouleversé la vie des jeunes colonies antillaises. Une fois compris le processus de fabrication du sucre, les colons, attirés par la formidable demande européenne pour ce produit, vont investir massivement dans la création d'habitations (nom donné aux Antilles aux grandes exploitations sucrières). Problème : la plante est particulièrement exigeante en main d'oeuvre, et les quelques milliers d'européens engagés sur l'île sont loin de suffire à la tâche.

C'est alors que les colons, après un intense lobbying auprès de la royauté française qui y répugne, obtiennent le droit de faire venir des côtes d'Afrique, des esclaves noirs. En moins de cent ans, 100 000 africains vont être ainsi achetés puis acheminés en Martinique. Et ce n'était que le début ... ( voir article "L'esclavagisme en martinique").

Visiter la maison de la canne aux Trois-îlets


La Maison de la Canne vous montre comment la soudaine concurrence du sucre de betterave produit en métropole, du sucre des nouvelles colonies d’Asie et d’Afrique, l’apparition au milieu du XIXème siècle des premières machines à vapeur, et la fin de l’esclavage proclamée en 1848, ont profondément bouleversé l’économie sucrière martiniquaise. Pour survivre, les habitations dont les méthodes de production n’ont quasiment pas évolué depuis le XVIIème, doivent faire face à de lourds investissements pour passer à une phase industrielle. Il faut produire plus et moins cher.

Alors que jusqu’à là, tout le processus de fabrication du sucre, de la culture de la canne jusqu’à sa transformation, était assuré sur chaque habitation, les riches planteurs, aidés par des ingénieurs métropolitains comme Emile Bougenot, vont rassembler leurs capitaux pour édifier de grandes « Usines Centrales » équipées de matériel ultra moderne, capables de traiter de grandes quantités de canne, et de produire du sucre à un coût compétitif. Désormais, l’habitation se contentera de cultiver la canne, puis de la vendre directement à l’Usine Centrale pour transformation.

C’est ainsi que plus d’une dizaine d’usines furent bâties aux Antilles françaises.

En Martinique, on retiendra celles de Soudon, du Lareinty, de Sainte-Marie, et du Galion. Parmi celles-ci, seule cette dernière reste aujourd’hui en activité, tandis qu’en Guadeloupe subsiste encore l’Usine Gardel. Les deux derniers vestiges d’une économie de monoculture qui fit que l’on donna pendant longtemps le surnom d’Îles à Sucre aux Antilles

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 Combats de coqs / mangouste VS serpents (le 18/10/2007 à 22h00)

Combats de coqs
Importés aux Antilles par les conquistadores espagnols, ils restent en honneur en Martinique et sont fort prisés. Ils se déroulent de Novembre à Juillet, dans des gallodromes ou pitts (le mot, d'origine irlandaise, désigne les arènes). Il n'est pas rare d'y voir des touristes  miser avec passion sur des coqs qui se battent parfois à mort. Les rencontres ont généralement lieu le samedi après-midi et le dimanche.

Les entraîneurs sont payés à prix d'or pour bichonner ces vedettes à plumes car les combats de coq sont des jeux d'argent où les sommes engagées sont très importantes. Chaque coq a son pedigree et peut valoir jusqu'à huit mille francs. Tel un pur sang, il est massé, entraîné et nourri avec des pâtées riches en protéines dont la composition reste le secret de l'entraîneur ; puis il est jeté dans l'arène. Le vainqueur est proclamé champion et sa côte montera avant de retomber, d'un seul et fatal coup à la gorge lors d'un prochain combat. Le vaincu ira à la marmite dans l'ingratitude la plus totale.

 

Il existe aussi des combats opposants une mangouste au fer de lance (serpent) généralement la mangouste sort victorieuse....

                                      

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